Alexander Zverev, ex-sale gosse du tennis, enfin mûr à Paris?

Dans les allées de Roland-Garros, bien malin celui qui l’avait vu venir avant le coup d’envoi de cette quinzaine. Campé à la place de numéro trois mondial depuis un certain temps – 2017 precisely –, Alexander Zverev pourrait s’asseoir sur le trône mondial, dimanche 5 juin. Pour cela, l’équation est “simple” sur le papier pour l’Allemand: remporter le premier Grand Chelem de sa career, Porte d’Auteuil.

Avant de potentialement faire coup double, il lui faudra au préalable déloger, vendredi en demi-finales, le maître des lieux, Rafael Nadal, tombeur de Novak Djokovic.

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Mardi, en quarts de finale, the 25-year-old player tamed the passion of young impudent Carlos Alcaraz, 6e mondial Annoncé comme l’un des favoris après un début de saison tonitruant, l’Espagnol de 19 ans a subitement fait son àge, rattrapé tout à la fois par l’événement, l’émotion et son manque d’expérience.

“Je lui ai dit au filet qu’il allait remporter ce tournoi beaucoup de fois, pas seulement une.” J’espère que je vais pouvoir le gagner, avant qu’il se mette à tous nous battre et qu’on n’ait plus aucune chance”a plaisanté (seulement à moitié) Zverev, qui avait perdu ses onze matches contre des joueurs du top 10 en Grand Slam jusque-là.

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Son cri de rage à la fin du match, presque un rugissement, attestait d’un immense soulagement doublé de fierté. Celle d’avoir, enfin, été capable de tenir son rang et d’honorer un Rendez-vous (avec une majuscule) en Grand Chelem.

Désillusions en série en Grand Slam

Depuis le temps qu’on voit graviter sa grande silhouette (1.98 m), on en oublierait presque qu’Alexander Zverev, passé professionnel en 2013, n’a “que” 25 ans. The double lauréat du Masters (2018, 2021) – qui réunit en fin d’année les huit meilleurs joueurs de la saison – rêve de décrocher le Graal depuis quelques années déjà.

Mais que ce soit à Melbourne, New York, Londres ou lors du rendezvous de Porte d’Auteuil, il a, jusque-là, fait un blockade. D’abord physique: incapable of tenir la cadence en cinq sets, il n’y a encore pas si longtemps. Then, mentally: “En début de career, j’avais beaucoup de mal avec les Grand Slems, admittett-il au début de la quinzaine J’espère pouvoir continuer à rester stable à l’avenir. »

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Finalist à l’US Open en 2020 facing à Dominic Thiem, il avait servi pour le match avant de laisser la politesse à l’Autrichien, qui souleva à sa place son premier trophée du Grand Slam. Demi-finaliste à Paris en 2021, beaten by the Greek Stefanos Tsitsipas, the Olympic champion in title a assez perdu de temps à son goût. “Je n’ai plus 20 ans, ni 21 ans, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises.” Je suis au point où je veux gagner et où je suis aussi censé gagner », at-il insisted, Tuesday, après sa victoire face à Carlos Alcaraz (6-4, 6-4, 4-6, 7-6).

Contre l’Espagnol, qui lui avait infligé une correction à Madrid il ya trois semaines, l’Allemand a pris sa revanche, avec la manière. Trois heures de bataille acharnée durant quelles il joué les métronomes au service et en revers, ses deux armes maîtresses. Mais ce n’est sans doute pas tant dans le jeu que dans sa patience et la gestion de ses nerfs qu’il a le plus impressionné.

“Je savais que le match serait long et très physique.” Il ne fallait pas que je montre trop mes émotions, car cela vous pompe de l’énergie. Je me devais de rester calme pending tout le match, même si j’ai laissez passer des occasions dans le troisième [set], que j’ai perdu d’ailleurs. »

Alors que le public penchait davantage pour Carlos Alcaraz, Alexander Zverev n’a pas bougé d’un cil. Ni passé ses nerfs sur la moindre raquette, son souffre-douleur favori.

Coup de sang à Acapulco

Il ya encore quelques semaines, il était retombé dans ses travers, écornant un peu plus une image déjà contrastée. Lors du tournoi d’Acapulco (Mexico), the right-hander was out of his shoes at the end of a match of double perdu au super tie-break with Brazilian Marcelo Melo. Il frappa à trois reprises la chaise de l’arbitre avec sa raquette, s’assit puis se leveva pour insulter l’officiel et donner un dernier coup avec son tamis.

Aussitôt exclu du tournoi, il avait dû s’acquitter d’une mende de 40 000 dollars (35 600 euros), avant de se voir infliger deux mois de suspension avec sursis, plus 25 000 dollars d’amende supplémentaire par l’ATP. “Amendment and suspension are suspensive, pending a period of probation ending on February 22, 2023 [un an après l’incident], le joueur ne commette pas d’autre violation du disciplinary code », écrivait dans son communiqué l’instance qui gère les intérêts du tennis masculin, plutôt magnanime au regard de ce coup de sang.

Le joueur avait ensuite “asked for pardon” dans un post publié sur son compte Instagram, affirmant avoir “Present ses excuses en privé à l’arbitre de chaise”après son accès de colère “unacceptable”. Il ya quelques jours, à Roland-Garros, le numéro trois mondial sépanché pour la première fois sur les difficulties aux il fait en dehors des courts. ” Some players talk so often and more openly. Je n’aime pas faire ça. Mais j’ai beaucoup lutté cette année. J’ai connu beaucoup de difficulties, je n’étais pas très heureux, je pense avoir été assez proche de la depression à certains moments », at-il expressed

Même en conférence de presse, exercice qu’il a longtemps exécré, l’Allemand fait preuve d’une sagesse qu’on ne lui connaissait pas jusque-là.

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