« Je rêvais de ramener mes parents au Liban »

« My parents arrived in France in 1975, after the outbreak of the civil war in Lebanon. Malgré l’exil, ils ont toujours entretenu un lien très fort avec le pays. Ils y sont retournés tous les ans, en été ou à Noël, sauf lorsque les combats étaiten trop intenses. Moi, j’y suis allé pour la première fois en 1991, à lâge de trois ans, quelques jours après la end du conflit. Depuis, nous passons tous nos étes là-bas pour voir la famille.

À 16 ans, j’y suis allé seul. At the time, I started to be interested in Lebanese culture. Et à 18 ans, j’ai décidé de m’y installer. C’était comme une évidence pour moi. I wanted to work in the cinema and I wanted to work with Lebanese directors.

Cette décision a beaucoup inquiété mes parents même si mon père ne m’a jamais rien dit. J’y suis reste huit ans mais j’ai fini par revenir en France après beaucoup de déceptions et de colère. Je ne pouvais pas vivre de mon travail (écriture, photographie) et une partie de moi ne voulait pas non plus construire dans un countries où la war peut éclater à tout moment.

« Mon père a toujours rêvé de finir sa vie là-bas »

Je crois que je suis allé là-bas parce que je voulais ramener mes parents dans leur pays. Ils ont toujours vécu avec l’espoir de rentrer un jour. Ma mère me dit toutes les semaines qu’elle va retourner vivre aupres de sa mère et de ses frères. Quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai voulu leur acheter un appartement à Beirut.

Mon père a toujours rêvé de finir sa vie là-bas, de lire les journaux arabes, de rejoinder ses amis au café. Unfortunately, je n’en ai pas eu les moyens. Mais aujourd’hui, je me dis que c’est peut-être mieux ainsi. Avec tout ce qui s’est passé dans le pays depuis, ce retour n’aurait pas été très heureux.

Moi-même, j’ai beaucoup de mal à y retourner. I was there during the revolution of 2019 and just after the explosion at the port of Beirut. La dernière fois, c’était il ya un mois pour un salon du livre. Je n’en avais pas très envie mais quelque chose s’est renoué à ce moment-là. J’ai revue mes uncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines avec qui j’ai passé une partie de ma vie. J’ai pris conscience que mon lien avec le Liban c’était d’abord ma famille. »

.

Back to top button
MONTAGNEDISTRIBUTION