“Le désarroi des parents est légitimate”

« Sud Ouest. » Dans quel context interviennent ces couacs ?

Fabien Duprez. Le contexte national complique les choses, au Pays basque comme ailleurs. La situation est grave, puisque’il manque 4 000 conductors en France. Le ministère a été saisi, les discussions durent depuis 18 mois, nous venons de traverser un été difficile en raison de mouvements de grève liés à l’inflation… Tours, Caen, Bordeaux… cha a remué partout.

Où en est la grogne ?

The situation was treated in the north of our perimeter (1). Il n’y a pas d’appel à la grève en ce moment, mais nous restons vigilantes et attachés au dialogue : cet après-midi (Wercredi 21 septembre, NDLR), j’avais par exemple une rencontre.

Où est le noude du problème?

Avec 25 % de services creés ces cinc dernestes années, nous avons montré que nous cherchions à réponder aux attentes. Seulement, nous manquons de conductores, et pas seulement pour conduire les bus scolaires. Nous proposons tout de même 500 lignes, mais il n’existe qu’un ou une conductorrice sur chacune d’elles. Pas un de plus. La minor difficulty ne peut se résolver en un claquement de doigts.

Pour quelles raisons des conductors manquent-ils à l’appel?

Il s’agit simplement des hazards de la vie : un arrêt maladie, une garde d’enfant imprévue… Lorsque cela survient, nous avons besoin de 24 à 48 heures pour régler la question. On ne peut pas savoir à l’avance quelle ligne sera impactée, ni puiser dans une reserve de conductors remplaçants, comme cela pouvait exist dans le monde du travail d’avant.

Dans quelles proportions ce phénomène touche-t-il le Pays basque ?

La réalité est la suivante: moins de 1 % des courses sont chaque jour impactées, soit quatre à cinq circuits sur 500. Et comme il ne s’agit jamais du même circuit, la situation est complexe. Au final, les parents ne benefitent pas du service attendu et experiment un désarroi legitime : il est normal qu’ils n’aient pas à se soucier du faible nombre de lignes touchées, le jour où cela tombe sur vous, vous êtes dans l’ Embarrassment.

Que faire ?

Trouver un conducteur au débotté est impossible. Nous essayons de regrouper deux lignes. Ou nous trouvons un sous-traitant. Mais cela prend un peu de temps. Chaque fois, il faut trouver une solution sur mesure.

Comment seduire les futurs conductors ?

À moyen terme, nous devons travailler sur l’emploi, pour redevenir attractifs. Des grands groupes et la federation des petits transporteurs y travailend. De notre côté, nous avons saisi le sous-préfet, qui met Pôle emploi à notre disposition. Ce travail devrait porter ses fruits, mais pas avant plusieurs mois. Il faut passer le permit D, puis se roder…

Quels sont les freins?

Les constraints du métier de conductor sont les mêmes qu’en restauration ou en milieu hospitalier: la question des weekends et du travail en soirée se pose. Il conviendra de faire évoluer ces métiers. Le problème n’est pas le budget, mais bien la pénurie de conductors. Cela engendre des constraints: lors de cette rentrée, nous avons dû abaisser un peu l’offre des vettes et rallonger la fréquence de passage du Tram’bus sur la ligne 1, de 12 à 15 minutes. Nous préférons annoncer des choses tenables.

(1) Soit le sector du réseau Chronoplus, avec Keolis comme délégataire. Transdev gère le Sud. Le reste du Pays basque est un mailage de « petits » local delegates.

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