une installation interactive gratuite à voir jusqu’au 5 janvier 2023 – Bible urbaine

Credit photo: Thibault Caron

FOrte d’un partenariat entre le Center PHI et la Place des Arts, l’installation «As Water Falls» est actuellement prêtente dans la salle d’exposition de la Place des Arts en première canadienne jusqu’au 5 janvier prochain. Le début de cette collaboration, qui en est à sa deuxième année, fut naturel, car comme le mentionne Myriam Achard, voix et visage à l’international du PHI, leur but est commun: «démocratiser l’access à l’art numérique» . L’autre objectif est de mettre en lumière les créations québécoises. Nous le savons, la pandemie a causé une instabilité financière importante, voire fatale pour les gens du milieu de l’art. Clothilde Cardinal, directrice de la programmation de la Place des Arts, croit fundamentalement en la rencontre entre les artistes et le public. «As Water Falls» a été un choix assureur pour les deux femmes, avec quellénes j’ai eu le plaisir de discusser.

An immersive experience

Il est nécessaire de se rendre sur place afin de really vivre le moment Les photographies et vidéos prises de l’installation ne lui rendent pas justice. Durant l’entrevue, je pouvais apercevoir du coin de l’œil les passants qui s’arrêtaient, examinaient l’œuvre et voulaient même entrer dans la salle d’exposition, leur curiosité piquée au vif.

De l’extérieur, le son est coupé. Ce n’est que lorsqu’on pénètre dans la pièce que la sonorité, base sur le white noise, nous assaille. Sur un écran imposing, des rayons lumineux creent de véritable chutes d’une multitude de couleurs. Cet effet percutant est dilaté par le miroir au plafond et le bassin d’eau au sol: l’installation nous enveloppe.

Le mélange de white noise et de l’éclat des couleurs chutant à toute vitesse bouleverse, d’autant plus que le contraste avec le clapotis de l’eau est saisssant.

L’exposition immersive «As Water Falls» à la Place des Arts. Photo: Thibault Carron

Donner le droit à l’art pour tous

L’être humain est au cœur du studio Irregular, car il est ce qui permet à As Water Falls de prendre vie. Un texte nous invite à point la lampe de poche de son cellulaire sur l’installation. Dès que je me suis executéne, un sillon s’est tracé au travers de la chute. Il s’élargissait à mesure que mon bras se levait, dans un jeu de miroir discordant.

Je me suis sentie comme Moïse qui sépare la mer en deux ou encore Anakin qui a le pouvoir de la force. À vous de choisir la référence qui vous sied le mieux. Avec des instructions aussi simples, c’est presque impossible de ne pas se laisser tenter.

L’eau est un élément de la nature inviting. Daniel Iregui, fondateur du studio, aime rappeler à l’être humain son caractère instinctif: «Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de participer […] Une des plus belles choses à voir est un jeune garçon et un adulte interagir. Ils se comportent de façon très similaire. Cette expérience les met dans le même état d’esprit.»

L’être humain est au cœur de l’installation. Photo: Thibault Carron

Redonner aux créateurs québécois

L’arrivée jusqu’à nous de l’installation a été ô combien compliquée, notably en raison de la COVID-19 et de problèmes hors leur contrôle. Elle a été reportée, annulée, repensée, retravaillée. As Water Falls a d’abord été présentée cette année à Bracknell, en Angleterre. Nous avons la chance de l’avoir en primeur canadienne.

Tous les acteurs de cette oeuvre d’art avaient à cœur le deployment culturel pour tous. Daniel Iregui voulait transform ces années d’incertitude en quelque chose de positif, et Myriam Achard et Clothilde Cardinal croient au rôle d’institution qui promeut les arts, encore plus particularement en temps de post-pandémie.

Comme le mentionne cette dernière: «Je suis persuadée que les arts transforment le monde. On a beaucoup sufferedt de ne pas avoir été en contact avec les arts. De ne pas avoir été ensemble, communié devant une oeuvre.»

Si vous êtes de passage dans le Quartier des spectacles à quelques pas de la Place des Arts à attendre le commencement de votre spectacle, ou que votre curiosité est tout simplement piquée, allez-y! L’exposition As Water Falls sera présentée durant quatre mois, jusqu’au 5 janvier 2023, du mardi au vendredi de 16 h à 20 h et les fins de semaine de 12 h à 20 h. Bon à savoir: si vous y revenez à plus d’une reprise, votre expérience sera toujours renouvelée, étant donné que le système est aleatorye! Pour en savoir plus, visitez le www.placedesarts.com/as-water-falls.

*This article was produced in collaboration with Place des Arts.

Magalie Lapointe-Libier

La perpétuelle émerveillée

Depuis toujours, l’écriture, l’art et l’amour de la langue française font partie de la vie de Magalie.

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